littérature jeunesse

Tant que nous sommes vivants d’Anne-Laure Bondoux

Ce récit inaugure une nouvelle catégorie sur le blog: la littérature jeunesse! De super découvertes (et quelques déconvenues reconnaissons-le) en perspective… J’ai hâte!

 

Tant que nous sommes vivants est une histoire d’amour, mais aussi un conte sur la perte et la transmission, mais aussi une réflexion sur le handicap, et puis aussi une ode à la nature, à l’amitié, à la liberté, au théâtre d’ombre, à la tolérance et enfin à la quête des origines. Oui, cela fait beaucoup pour un roman de 350 pages destiné plutôt à des adolescents. Alors forcément, il y a des maladresses de style, des lourdeurs et des incohérences à cause de la multitude des sujets traités. On s’y perd parfois un peu, les personnages aussi d’ailleurs. Cela donne des comportements étranges pour ne pas dire grotesques et contradictoires.

Mais passé les vingt premières pages qui sont très longues, très plates et surtout très mièvres, on découvre un magnifique roman sur l’amour. Anne-Laure Bondoux nous offre un théâtre d’ombre où chacun pourra s’interroger sur la difficulté d’aimer et de marcher côte à côte. Bo et Hama font désormais partie des couples de papier qui m’ont profondément touchée. J’ai aimé et dévoré ma lecture, emporté par la relation amoureuse très juste et ô combien réaliste jusque dans ses failles et ses faiblesses. Le style délicat, léger et simple nous emporte dans un univers aussi sombre qu’il est merveilleux; à l’usine répond la vie au grand air et au grand cuirassier de guerre répond la forge millénaire.

De plus, l’auteure construit en arrière-plan, un monde merveilleux tout en clair-obscur qui laissait présager une richesse hélas trop peu exploité. J’ai vraiment regretté qu’elle ne s’attarde pas plus sur le passé de Bo et Hama comme si l’inspiration lui avait manqué. C’est hélas, la faiblesse de ce roman parfois le souffle redescend et il faut alors attendre patiemment une dizaine de pages que la brise revienne porter les pas du lecteur dans cet univers assez sombre et taciturne.

Je terminerais cette chronique en insistant sur le thème du rejet de l’autre qui est abordé de façon très juste pas l’auteure et nous amène à réfléchir sur la catastrophe que serait une population attirée par l’entre-soi et la haine de ce qui vient d’Ailleurs. Oh Wait?… Ne serait-ce pas déjà en train d’arriver?

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4 commentaires sur “Tant que nous sommes vivants d’Anne-Laure Bondoux

  1. Pour ma part c’a été un énorme coup de coeur que ce bouquin ! Je l’ai trouvé si doux, si magique… Je l’ai lu tellement vite à l’époque ! xD C’est un des romans que j’ai vraiment envie de relire à l’occasion !

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