Classiques et cie

Gatsby le Magnifique de Fitzgerald

L’écriture de Fitzgerald capte la réalité cru d’un sarcasme bienveillant saisissant d’un trait une atmosphère que d’autres auraient mis dix pages à écrire. Ses descriptions à la fois poétiques et surréalistes sont un point d’entrée du fantastique qui se mêle à un récit d’une cruauté jubilatoire. Roman emblématique de la littérature américaine, il frappe le lecteur à chaque chapitre.

Gatsby, devenu mythe littéraire, devient un nouveau Graal, une sorte de fantasme à peine appuyé sorti d’un rêve trouble comme un fantôme sortant d’un miroir. Il flotte grâce aux rumeurs et hante toutes les conversations, toutes les pensées du narrateur. couv48043213.png

Fitzgerald a toujours voulu que quiconque veuille commenter le roman s’abstiennent de révéler ne serait-ce que l’ombre de l’histoire. Par conséquent, je m’abstiendrais. Mais oubliez tous ce que véhiculent ce livre. Les fêtes ne sont qu’au second-plan. En effet, le tour de force de l’auteur est d’avoir su décortiquer et écrire le jeu des relations humaines.

Gatsby est le récit d’une mort annoncée. Tragédie absurde, elle illustre l’égoïsme et l’individualisme grandissant d’une époque ayant trouvé son apogée dans la nôtre. Enfin, il est pour moi un des écrivains qui parle le mieux de l’amour.

Mais je me tais, j’en ai bien trop dit.

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