Fantasy

Les descendants de Merlin/ t.1 Wren d’Irene Radford

Mon esprit pervers et un poil masochiste m’a poussée à terminer ce « livre » (enfin cette chose où des mots sont alignés dedans) afin de pouvoir le massacrer allègrement sur mon petit espace de bonheur. Je n’ai pu aller jusqu’à la dernière page qu’avec cette carotte en tête… couv40669420

Déjà, et cette faille n’est pas des moindres, techniquement le roman souffre de nombreuses lourdeurs d’écriture lui conférant un cadre bancal tendant dangereusement vers l’amateurisme. Je ne souhaite pas faire porter le chapeau au traducteur qui a eu bien du courage… On ne compte plus les redondances, afin que le lecteur comprenne bien de qui nous parlons! Le vocabulaire, guère étoffé, est d’une platitude déconcertante. Comment voulez-vous conter un de nos mythes fondateurs avec un lexique aussi basique? Mais peut être cela fait-il partie du concept…

L’idée générale, sans être révolutionnaire, augurait d’agréables heures de lecture en compagnie de ce personnage fictif, Wren qui est la fille de Merlin. Réécrire l’histoire de la montée d’Arthur sur le trône et en même temps raconter l’évolution de la religion celtique vers la chrétienté à travers le point de vue de cette héritière de Myrdin avait de quoi intriguer.

Oui MAIS!!

Je ne sais pas ce qui est le plus ridicule: l’acharnement de l’auteure à écrire des scènes de sexe toutes les dix pages tout en argumentant entre les lignes ( avec des gros sabots) sur le lien très fort unissant cul et rite ancien ou les désirs charnels ( je préfère rester polie) d’une ENFANT de 9 ans! Ok, à cette époque, les filles, nubiles très jeunes, mariées très jeune, voyaient le loup plus tôt que chez nous. Mais soyons, sérieux, les fantasmes de cette gamine ne sont pas en accord avec son âge. Cela décrédibilise l’ensemble en deux lignes! L’édifice, étant déjà, fortement ébranlé par le raccourci cul et religion païenne (oui ce ramassis de conneries new age m’a un peu choquée, je l’avoue).

Cependant, le must dans ce livre est la vision, ô combien!, manichéenne de la méchante religion chrétienne venue assassiner l’innocente et virginale ( laissez moi rire) ancienne religion, si proche de la nature et du gazouillis des oiseaux (piou piou).

Certes, l’introduction promettait un ouvrage sérieux et construit sur de solides références. Ne serait-ce, finalement, que du vent?

Venons-en aux personnages…. Viviane et Morgane sont devenues de vulgaires méchantes de dessins animées du mercredi aprèm. Guenièvre, totalement dans les vappes, se voit octroyer le rôle de la cruche infidèle de service. Merlin tombe sous le charme des gros lolos de Viviane et Arthur fait sauvagement l’amour à Wren ( fantasme couché sur le papier quand tu nous tiens).

Bref, en plus d’avoir ficelée une intrigue tarabiscotée et mal fagottée, Irène Radford s’embourbe dans une réécriture du mythe d’un sérieux douteux. Je pensais lire d’un autre point de vue, une partie de l’histoire des chevaliers de la table ronde. J’ai juste posé les yeux sur un torchon.

challenge littérature de l’imaginaire: 64/60

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Un commentaire sur “Les descendants de Merlin/ t.1 Wren d’Irene Radford

  1. Après avoir lu le synopsis, j’avais envie de lire le livre, mais vu ta chronique, je pense que je vais m’abstenir … C’est vrai que l’ensemble n’a pas l’air très crédible, et mêlé le sexe à tout, je ne vois pas l’intérêt ! Merci en tout cas !
    Bonnes lectures !

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