Fantasy

Les hérauts de Valdemar, l’intégrale de Lackey

Ce livre se révèle être un véritable cas de conscience pour moi. J’ai envie de lui trouver des excuses (en le classant en jeunesse, par exemple) mais j’ai aussi et surtout une furieuse envie de le démonter point par point. Pourquoi? Car il s’agit de la fantasy neuneu tellement mal écrites qu’elle en deviendrait presque risible. couv11563539

La petite héroïne, Talia, vient d’une famille rurale où les hommes possèdent plusieurs femmes et où cette petite fille subit la violente domination masculine ( Cosette bonjour!) Mais un jour, un grand cheval blanc débarque, l’enlève et l’emporte vers une vie meilleure! Elle se retrouve dans une grande école pour apprendre son futur métier: être le héraut de la Reine (mais bien sûr! Une gamine mal dégrossie de la campagne devient comme par magie un des personnages les plus importants de l’Etat…)

S’ensuit une trame totalement absurde où nous semblons lire un résumé des années d’apprentissage. Les passages où le sexe (oups! mot interdit!) pointe le bout de son nez un des deux protagonistes s’endort. Ouffff Le pire a été évité! ( puritanisme nous voilà!) Talia devient du jour au lendemain, madame parfaite vivant dans une osmose parfaite avec son grand cheval blanc ( un étalon bien évidemment).

Cette intrigue complètement bancale et banale ne s’adresse pas à un public adulte mais à un jeune public. Mais! j’aime les contes; Les intrigues candides en apparence, le style naïf en surface. Cette histoire aurait pu, par conséquent, me plaire: la jeune héroïne, archétype de la vertu accompagné de son symbole de virginité (le cheval blanc) s’élevant grâce à son talent blablabla…; trame typique d’un conte.

Cependant, tout est superficiel, même le style est d’un amateurisme affligeant. Je veux bien que ce soit écrit du point de vue de l’héroïne mais croyez-moi ce n’est pas du tout flatteur pour son intelligence.Il ne s’agit pas de savoir aligner trois mots dans une phrase pour avoir du style. Il faut pouvoir créer un rythme, une musique, un cocon où le lecteur s’enroule douillettement.

Bref en plus d’une histoire chiante, d’une héroïne à claquer et d’un kitsch de mauvais goût, ce roman est tellement mal écrit qu’il atteint le non-style ( ceci dit, à sa décharge, ce niveau est difficile à obtenir).

Comme le dit si bien Gandalf: » Fuyez, pauvres fous! »

challenge littérature de l’imaginaire: 54/60

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2 commentaires sur “Les hérauts de Valdemar, l’intégrale de Lackey

  1. Mazette ! Tu m’as fait rire ! XD J’ai bien envie de suivre l’avis de gandalf pour le coup ! C’est drôle en plus, ce roman a pas mal de fans ! Qui l’eut-cru !

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