Bit-Lit

L’école de la nuit de Deborah Harkness

Second tome de la série du livre perdu des sortilèges, l’école de la nuit a été responsable d’un manque de sommeil chronique pendant quelques jours. J’ai été totalement conquise par ce thriller historique qui renouvèle complètement le genre de la bit-lit.  couv10211570

Pourtant, le premier tome m’avait laissée un sentiment mitigé. L’action était longue à se mettre en place. L’histoire d’amour était totalement ratée du fait de son apparence superficielle doublée de dialogues emphatiques. Certes, Deborah Harkness a encore tendance à abuser des dialogues en mauvais stuc mais cela n’est plus un défaut tout au plus un petit désagrément qui a son charme.

Ce second volume se passe dans l’Angleterre élisabéthaine de Shakespeare et nous plonge dans le Londres de 1591. L’érudition et la précision historique est au service d’un style complexe et fluide sans aucune lourdeur.

 Cependant, la trame narrative se perds, parfois, en chemin mais cette promenade dans le passé; si sinueuse soit-elle, nous entraîne à rêvasser pendant quelques heures. Pourtant, certains retournements de situation sont assez suspects et un peu bâclé (Philippe retourne sa veste assez rapidement concernant Diana…)

En ce qui concerne les deux personnages principaux, le couple Diana-Matthew, il fonctionne beaucoup mieux que dans le premier tome. Ils prennent de l’épaisseur et entretiennent des relations assez complexes pour happer le lecteur dans leur histoire amoureuse. Cependant, Diana reste assez crispante…

La réinterprétations des mythes du vampire, de la sorcière et du démon est intéressante. Cela renouvèle légèrement le genre sans être une révolution totale. Les créatures semblent plus complexes, humaines et beaucoup beaucoup plus crédible! En cela Deborah Harkness insuffle quelque chose de nouveau à la bit-lit.

Enfin, le thème du voyage dans le temps pour aller récupérer un manuscrit alchimique n’est pas nouveau dans ce genre de littérature mais il fonctionne très bien et nous permets de nous plonger dans un polar historique des plus agréables même si j’aurais aimé que l’aspect alchimique soit plus développé. Il m’a paru survolé et assez peu mis en valeurs ( mais plus que dans le premier!).

Le seul bémol, en ce qui me concerne, est cette histoire de congrégation qui me fait penser au templier et autres sociétés secrètes. Cette partie de l’histoire est bancale, vraiment flou et assez kitch.

Un livre à lire sans s’arrêter au premier qui est vraiment moyen par rapport à celui-ci.

Littérature de l’imaginaire: 48/48

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s