littérature étrangère·littérature contemporaine

Zarbie les yeux verts de Joyce Carol Oates

L’univers de Oates est comme une peinture de Hopper. Le quotidien est dépeint mais un malaise survient d’une ombre, d’un sourire ou d’un baiser. La tension dramatique, dès le début du roman, accroche le lecteur et le pousse à aller jusqu’au bout même si dès les premières lignes, nous sentons qu’une horreur est sur le point d’arriver. Freaky_Green_Eyes_2nd_cover

Sa grande force est son style qui nous percute engendrant une montée d’adrénaline, de frissons qui ne s’apaisera qu’à la dernière ligne, au dernier mot, au dernier point.

La mise en scène, ici, est simple: une famille qui se délie, se délite et périclite sous le masque de la norme. Oates reprends deux de ses thèmes favoris: la dissimulation et la manipulation. Elle pose encore et encore la question de la domination insidieuse, banale et qui peut s’avérer fatale.

A travers le regard d’une adolescente qui assiste impuissante au drame qui se joue entre ses parents; nous valdinguons à travers ses sentiments à la manière d’une boule de flipper rendue folle. Le lecteur comprends plus rapidement que Zarbie ce qui se passe et cela le place dans une situation de gêne car il ne peut que voir et assister en spectateur voyeur à la tragédie qui se joue.

Ce roman peut être lu par tous et il ne faut pas s’en priver. Il est toujours très agréable de lire de la littérature.

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