Classiques et cie·polar

La dame en blanc de W. Wilkie Collins

Publié en 1860, ce roman de la littérature anglaise est considéré comme le premier thriller de la littérature. L’intrigue nous conduit dans des méandres sans fin, complexes et souvent assez alambiqués. Ce récit à tiroirs est une brillante réussite du point de vue de la construction narrative. En effet, le narrateur principal est celui qui a classé les différents témoignages et les présentent dans un certain ordre afin de faire avancer l’enquête à sa guise. En cela, cette écriture se rapproche dangereusement du Siècle des Lumières et des écrivains qui ne pouvaient assumer le genre romanesque.   couv16266787

Le style est vieilli ce qui très souvent plombe le rythme du récit. Des longueurs énormes s’installent et prennent leurs aises. Des diatribes romantiques enflammées parsèment le livre et affaiblissent cette oeuvre. J’ai eu beaucoup de peine à croire que ce livre fut écrit en 1860 alors que tout rappelle le premier Romantisme de Lamartine, Goethe et Byron. Cet ouvrage est d’un classicisme et d’un formalisme assez déconcertant qui va à l’encontre de la génération post romantique qui ouvre la voie au roman moderne. A tout prendre, mieux vaut lire Conan Doyle.

Je vous passe le sexisme de bon nombre de répliques. Ah! Faibles femmes que nous sommes! Laissons les hommes partir au combat à notre place! Pleurons pour leur salut et évanouissons nous!! Le pire est que même les femmes dans ce livre tiennent ce genre de propos…

En clair, je suis déçue même si j’ai apprécié l’intrigue.

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4 commentaires sur “La dame en blanc de W. Wilkie Collins

  1. J’ai lu ce livre il y a pas mal de temps, mais je me souviens parfaitement m’être fait les mêmes réflexions que toi sur le style vieilli. Collins a été considéré comme un précurseur du roman policier, mais c’est sûr qu’à notre époque les ficelles narratives peuvent sembler un peu dépassées.

    1. oui, il n’a pas ce petit quelque chose qui pourrait le rendre atemporel. L’écriture était déjà datée en 1860 alors aujourd’hui n’en parlons pas =D

  2. En gros, ce sont les mêmes réflexions que j’ai eu en lisant 2 autres romans de l’auteur. Des longueurs, de grandes diatribes gnangnanteuses et plein de propos misogynes… C’est vraiment l’aspect qui me prend à rebrousse-poil. Dommage, parce que sinon, les histoires sont plutôt chouettes dans le fond. C’est la forme qui laisse à désirer !

    1. J’ai vraiment été horripilée par ce romantisme usé jusqu’à la corde qui n’apporte rien à l’histoire et la fait traîner en longueur. Les propos misogynes… Je veux bien qu’à l’époque sa ne choquait pas mais de là à ne pas en parler dans d’autres chroniques que j’ai pu lire et dire à la place: les personnages ont une grande psychologie très complexe… Hem…

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