Poesie

Néant de Robert-Edward Hart

Un papillon blanc

Au vol oscillant

     -Telle une pirogue

Aux voiles trop hautes-

Et plus nonchalant

Que vierge créole,

Descend en spirale

Du ciel d’azur pâle

    Cette terre est morte.

Plus rien ne respire

Que la houle forte

Et les filaos.

La dernière cire

A scellé les yeux

Qui miraient le jour.

     Et le papillon

Oscille et se pose

Sur un monde mort.

     Mais puisqu’il n’est plus,

Ce monde-mirage,

Il ne fut jamais.

     Et les ailes blanches

Qui tremblent et penchent

Sur cette pervenche

Incarnent la vie

Et l’esprit de Dieu.

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