Fantasy

Les chroniques de Siala de Pekhov

S’aventurer dans la high fantasy russe revient à s’aventurer dans un inconnu apprivoisé. Je m’explique. La trame de cette trilogie réponds à tous les cahiers des charges de la fantasy inventé par Tolkien. Un héros entouré de tous ses compagnons (qui sont les représentants des races peuplant cet univers) est chargé par une haute autorité d’aller dans une zone immensément dangereuse afin d’aller chercher un artefact capable de sauver le Monde du Mal. les-chroniques-de-siala,-tome-1---le-rodeur-d-ombre-2782342-250-400

Ici, la trame est bien respectée: Harold entouré de ses compagnons part en quête de la corne d’arc-en-ciel chargé de détruire le pouvoir de l’Innommable qui aimerait bien envahir le pays des hommes libres. Mais Harold est un voleur qui ne veut pas du tout devenir un héros; ses compagnons sont affublés de noms tous plus absurdes les uns que les autres ( Kli Kli; Matou; l’Allumeur de Reverbère); l’objet recherché semble tout à fait dérisoire avec un nom aussi grotesque et le grand méchant est tellement méchant qu’il en devient ridicule. D’emblée, Pekhov introduit un humour qui fait du bien dans cette fantasy qui est trop souvent sûre d’elle-même, moralisatrice et compassée.

Le récit écrit à la première personne est en fait celui du héros, enfin de l’anti-héros; Harold le Voleur; qui ne peut s’empêcher d’étayer son histoire de commentaires caustiques et pince-sans-rire lui conférant ainsi le statut « d’un bon pote » auprès du lecteur qui peut plus facilement s’immerger dans l’aventure. La mort est très présente tout au long du récit rendant tous les personnages de cette compagnie encore plus humain.

Le style est magistral, dans la lignée des grands romans russes, et apporte de la littérature dans un genre que beaucoup ont colonisés mais que peu ont réussi à élever intellectuellement.

Du point de vue de la narration, les situations cocasses et absurdes s’enchaînent à des scènes d’actions très rythmées et entrainantes. Malheureusement, certains passages plus oniriques souffrent d’un flou qui laisse à penser que l’auteur, lui même, n’avait pas les idées claires à ce sujet.

Mais ce que je regrette par dessus tout est la fin de cette saga… Elle est longue, l’ennui gagne. L’épilogue semble bâclée, achevée en vitesse afin de pouvoir passer à autre chose.

MAIS j’ai adoré ma lecture malgré ses quelques petits points négatifs! Il n’est pas concevable de passer à côté de cette oeuvre avec un style aussi littéraire, complexe et agréable à lire.

challenge littérature de l’imaginaire: 19/48

Publicités

2 commentaires sur “Les chroniques de Siala de Pekhov

  1. Je l’ai dans ma PAL en version anglaise, parce ce genre de roman est souvent traduit vers l’anglais puis le français, ce qui fait perdre beaucoup à la traduction. J’en ai lu de bons échos comme de mauvais, mais il m’intrigue beaucoup quand même. Et puis pour une fois que ce n’est un auteur américain ! ^^ Tu me donnes envie de le sortir en tout cas !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s