Bit-Lit

Succubus Blues de Richelle Mead

Je poursuis mon exploration de la bit lit (malgré mon refroidissement d’enthousiasme dû à Mme Black) avec l’histoire d’une succube qui se retrouve mêler au meurtre pour le moins mystérieux d’un vampire alors qu’elle essaye de mener une vie quasi normal avec son chat et son travail dans une librairie. sucubus

Tous les ingrédients de la bit lit sont présents. Nous ne sortirons pas des sentiers banalisés avec ce livre: une héroïne à la vanne facile, rebelle, belle (forcément), charismatique (succube oblige), en proie à d’effroyables mal êtres, parfois (souvent). Tous les hommes qu’elle rencontre sont beaux, beaux, brillants, avec de la répartie (enfin pas tout le temps) mais ils sont INTELLIGENTS! Et ça, c’est ce qui manque parfois aux personnages masculins de ce genre de livres.

Par contre, j’aime beaucoup le personnage de Georgina (la succube) grâce à toutes les analepses concernant sa vie de mortelle disséminées au gré des pages. Richelle Mead arrive à créer un personnage attachant avec des faiblesses la rendant ainsi humaine, terriblement humaine dans sa solitude et son désir d’aimer et d’être aimer.

Le style sans atteindre des sommets littéraires est agréable à lire et coule agréablement sous les yeux. Il y a des facilités d’écriture qui rendent certains dialogues… comment dire…

Jugez plutôt

p377 « -Bien sûr. Il y a toujours de l’espoir.

             – Pas pour moi.

            – Il y a toujours de l’espoir, répéta-t-il plus fermement. Tout le monde a le droit d’espérer.

           – Même un succube?

           – Surtout un succube. « 

Oui, bon, je me moque mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas aimé cette lecture. Au contraire, j’ai une furieuse envie de lire la suite malgré les personnages stéréotypés, la trame narrative un peu décousu ici et là…

L’invention d’un monde avec des démons et des anges (on est d’accord, on repassera pour l’originalité) est écrit avec finesse, beaucoup d’humour et me réconcilie avec les anges.

Conclusion: une très bonne surprise! même si la couverture de Bragelonne est kitsch à mort (non il n’y a pas de jeux de mots ici)

ps: le dénouement vaut le détour

Challenge littérature de l’imaginaire: 17/48

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s