Bit-Lit

Le protectorat de l’ombrelle t.2: Sans Formes de Cail Garriger

C’est avec plaisir que je me suis de nouveau plongée dans les aventures d’Alexia Tarabotti devenu Lady Alexia Woolsey depuis son mariage avec le comte. Ce second tome va nous faire voyager dans les highland écossais et l’égypte. J’ai trouvé ce second opus mieux construit, plus abouti et d’un style meilleur que le précédent (à moins que la traductrice ne se soit améliorée).

Par contre, je trouve dommage que le même schéma narratif soit utilisé dans le premier tome et dans le second. A savoir: Mise en place de l’intrigue, aventure et péripéties, final explosif et épilogue sur une pirouette.

L’autre faiblesse de ce livre est la disparition soudaine et inexpliquée de personnages secondaires pendant une centaine de pages alors qu’ils se trouvent au côté de l’héroïne, ils semblent ne jamais avoir exister. Je pense, ici, au personnage de Félicité la soeur d’Alexia pendant le final.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à Adèle Blanc-Sec quand je m’imagine Alexia: aventurière, langue vive et affûtée, intelligence brillante, vieille fille sur le tard, propension à critiquer la garde-robe d’autrui. Enfin bref, je ne sais pas si il s’agit d’une inspiration, d’une inspiration fortement inspirée ou bien d’une inspiration qui se voulait discrète mais tout compte fait cela ne me dérange pas plus que cela. Sans_Forme_Carriger

En revanche, j’ai plus été dérangé par la façon dont Cail Carriger évoque l’Egypte comme si les britanniques s’y sont installés pépères Emile en matant les révolutions des indigènes (je n’invente rien ce terme est dans le bouquin). Soyons clair, je n’aime pas Napoléon (ce grand boucher) mais c’est lui qui a conquis l’Egypte. L’Egypte était une colonie FRANCAISE avant que les anglais viennent y mettre le bazar de façon sournoise (non je ne suis pas du tout chauvine…). Savez-vous que les égyptiens dès lors que leur pays est passé sous pavillon anglais se sont accrochés avec force à la langue française pour montrer leur résistance et leur désaccord vis-à-vis des britanniques? (Qui a dit: le français langue d’emmerdeur?! )

Mais si nous passons au dessus de toutes ces (grosses) peccadilles, j’ai apprécié mes trois heures de détente qui m’ont permis de boucler ce second volume. L’univers steampunk de cette série est toujours aussi prenant et délicieux. Le charme opère toujours sur moi. Je commence à avoir des envies d’ombrelles…

Nous évoluons dans un vaudeville cartoonesque frisant le mélodramatique absurde. Ce livre détend, amuse et n’incite pas vraiment à la réflexion. Bref un excellent cru pour se vider la tête.

challenge littérature de l’imaginaire: 13/48

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s